L’université de Debrecen (Hongrie) collabore avec l’OMS afin d’élargir ses programmes d’études en médecine, dans le but de garantir que les professionnels de santé actuels et futurs aient la formation et l’assurance nécessaires pour communiquer avec les patients et les soignants au sujet des vaccins.
Des études menées dans plusieurs pays de la Région européenne de l’OMS montrent que les professionnels de santé constituent la source d’information considérée comme la plus fiable en matière de vaccination et jouent donc un rôle essentiel pour garantir une couverture vaccinale élevée avec toutes les doses recommandées. Bien qu’ils aient reçu une formation sur les aspects techniques du développement, de la sécurité et de l’efficacité des vaccins, les professionnels de santé ne disposent généralement pas des stratégies nécessaires pour communiquer efficacement ces informations, en particulier auprès des personnes qui ont des inquiétudes particulières ou qui hésitent à se faire vacciner.
Depuis l’année universitaire 2025-2026, le programme d’études de médecine de l’université de Debrecen comprend un nouveau cours optionnel consacré à la communication sur la vaccination. « Nous sommes fiers de proposer cette formation afin de garantir que les futurs professionnels de santé soient à même de répondre avec aplomb et efficacité aux préoccupations de la population concernant les vaccins et d’autres sujets essentiels », déclare le professeur János Sándor.
Maintenir une couverture vaccinale élevée
Dans le cadre d’un projet financé par l’Union européenne (UE) pour lutter contre les inégalités en matière de vaccination au sein des populations en situation de vulnérabilité dans plusieurs pays, l’OMS aide la Hongrie à encourager une large acceptation des vaccins, notamment en garantissant un accès équitable à l’information et aux services de vaccination. Dans le but d’améliorer la manière dont les professionnels de santé communiquent au sujet des vaccins, l’OMS a collaboré avec l’université de Debrecen pour :
- évaluer ses programmes actuels d’études en médecine ;
- adapter les supports de formation de l’OMS au contexte local afin de soutenir l’élaboration des programmes d’études ;
- répertorier les compétences clés dont les professionnels de santé ont besoin pour apporter une réponse pertinente aux questions des parents et des soignants, et déterminer comment ces compétences devraient être intégrées dans les programmes de formation initiale et continue.
« Notre collaboration, avec le soutien de l’UE, aura un impact durable sur la santé publique », déclare le docteur Brett Craig, conseiller technique du programme Maladies à prévention vaccinale et vaccination à l’OMS/Europe. « Il s’agit d’investir dans les personnes qui jouent un rôle prépondérant pour renforcer la confiance dans les vaccins – à savoir les professionnels de santé qui dialoguent avec les familles – et de veiller à ce qu’ils disposent des compétences et du soutien nécessaires pour aider à prendre des décisions éclairées et protéger la santé des communautés dans toute la Hongrie. »
Avec le soutien de l’OMS dans le cadre du projet financé par l’UE, l’université de Debrecen va étudier les possibilités de collaboration avec d’autres universités autour des programmes d’enseignement sur la communication relative aux vaccins, en Hongrie et dans toute l’UE.
Un partenariat stratégique a également été conclu avec l’Association hongroise de pédiatres des services de soins primaires, qui a organisé en mai 2025, dans le cadre de son congrès annuel, un atelier de formation de l’OMS sur la communication en matière de vaccination destiné aux pédiatres et aux autres professionnels de santé.
Des possibilités de collaboration internationale
L’OMS continuera à faciliter la collaboration entre universités, en encourageant une adoption plus large et une adaptation stratégique de ses supports de formation. Il est prévu que les autres pays intéressés seront informés du processus d’intégration de la communication sur la vaccination dans les programmes d’études de médecine et des enseignements tirés de la première année de mise en œuvre en Hongrie, afin qu’ils puissent eux aussi tirer profit des initiatives adoptées dans ce pays.

